D’Ollantaytambo à Aguas Calientes 3: Comme pour la RATP, vas-y avec tes pieds…
Etape 3 – Santa Maria > Aguas Calientes
Couchés autour de 21h, nous n’avons aucun mal à nous lever à 6h pour effectuer le dernier tronçon de notre pèlerinage jusqu’à la Mecque des archéologues en culotte courte. A cette matinale, rien n’est ouvert mais nous avons l’agréable surprise de tomber sur une vendeuse de gâteaux frais sur la place principale. Une fois avalés nos trois parts à deux, nous filons rechercher le raccourci pour la route jusqu’à hydroelectrica. La route qui y mène n’est pas très intéressante et demande tout de même 2 bonnes heures de marche.
La deuxième partie de la route consiste à longer les voies ferres jusqu’à Agua Calientes. Heureusement, de nombreux voyageurs et certainement des péruviens faisant ce trajet, il n’est pas nécessaire de marcher sur les voies mais sur un chemin de terre juste à coté. La ballade est donc plutôt sympathique dans cette végétation tropicale. A chaque sommet, nous nous demandons si cela pourrait être le lieu du Machu Picchu mais nous n’arriverons pas à percer le mystère.
Après deux nouvelles heures de marche, nous finissons par atteindre Agua Calientes, en décidant de laisser de coté pour l’instant le panneau « to Machu Picchu ». Commence alors notre quête d’une auberge et d’un restaurant pas trop chers ! Au bout de quelques pérégrinations dans la ville, nous finissons par trouver notre bonheur dans les hauteurs du marché, tout de même un peu énervés de nous être vus proposer par des rabatteurs des chambres sordides avec eau froide pour une petite fortune !
Après avoir fait le tour de la ville et acheter nos billets pour le lendemain, nous nous décidons à tenter l’ascension du pocotosi, qui permet normalement d’avoir une vue sur le site archéologique. Partis d’un bon pas, nous nous rendons vite compte que nous ne pourrons pas aller jusqu’au sommet : les violentes précipitations de ce début d’année ont détruit un ensemble d’échelles et de cordes rendant l’ascension impossible.
Nous revenons donc à la ville un peu déçus et partons faire nos courses pour nos repas du lendemain : petit déjeuner aux aurores et pique-nique illégale sur le site. Nous n’avons pas de mal à trouver de quoi faire les sandwichs mais le petit déjeuner s’annonce plus frugale, jusqu’à ce que nous croisions une dame avec un gros gâteau ! Nous l’interpellons et elle nous explique gentiment que nous pouvons trouver les trouver dans le marché à la section jus. Nous profitons d’ailleurs de cette occasion pour déguster un bon « jugo de platana con leche ».
Après une courte pause dans la chambre, nous repartons dans la ville pour diner. Nous sommes alors effarés des premiers prix que nous voyons. Alors que nous faisons la mou devant le prix d’une pizza (37 sols tout de même), la vendeuse nous dit qu’elle peut baisser le prix à 28 sols. Trouvant le prix encore un peu cher, notre tête lui fait descendre le prix à 25 sols : tout ça en à peine 15 secondes… Il en ira de même pour la bière dont le prix à la carte ne correspondra pas du tout à ce que nous paierons. Après avoir vu le pizzaiolo partir faire cuire notre pizza on ne sait où, une dernière surprise nous attend : la taxe jambon ! en effet, au moment de l’addition, 10% de taxe ont été rajoutés… Nous considérons d’un air incrédule cet ajout et nous faisons comprendre d’un regard que nous ne paierons pas, rien n’étant inscrit sur la carte. La serveuse, peu convaincue de son entourloupe, ne bronche pas : bien qu’amateur de cochons, il ne faut pas nous prendre pour des jambons !
Date : du 7 au 9 août.
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