D’Ollantaytambo à Aguas Calientes 2: Comme pour la RATP, vas-y avec tes pieds…

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Etape 2 – Santa Maria > Santa Teresa

Pas très surs du temps nécessaire pour rejoindre Santa Teresa (de 4 à 7 heures en fonction du local interrogé…), nous décidons de partir de bonne heure. Au petit-déjeuner, nous interrogeons un guide qui doit suivre le même chemin avec son groupe et obtenons une réponse sous forme de question qui nous laisse perplexes : « Avec ou sans guide ? ». Nous ne comprenons que plus tard, en voyant une voiture nous dépasser avec le groupe en question à son bord, la subtilité de la remarque.

Malgré les conseils insistants des gens questionnés en chemin de prendre une voiture plutôt que le sentier de l’inca que nous recherchons, nous nous entêtons et finissons par trouver le début de celui-ci. Gardé par une petite famille dont le patriarche tente de nous expliquer le chemin sans que nous ne comprenions un seul mot (a posteriori, nous pensons qu’il nous a parlé en quechua), le chemin s’annonce difficile avec une belle ascension en perspective et le risque de se perdre aux différents croisements. Nous avançons donc tranquillement, profitant de l’ombre apportée par des arbres fruitiers. Nous sommes rassurés lorsque nous apercevons sur l’autre versant de montagne, le groupe de randonneurs ayant bénéficié de la voiture sur les cinq premiers kilomètres de marche. Commence ensuite la partie la plus impressionnante de cette randonnée : un étroit chemin inca partiellement empierré à flanc de falaise. Il ne faut pas avoir le vertige et être bien concentré pour descendre les escaliers très irréguliers. Nous profitons malgré tout du point de vue pour prendre quelques photos de la vallée et des montagnes enneigées.

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Après ces frissons, le chemin redevient plus carrossable et descend tranquillement jusqu’au rio. Assez fiers, nous dépassons sans peine le guide et son groupe qui nous avaient snobés le matin même. Nous les laissons à leur déjeuner matinal et prenons de l’avance pour nous rendre jusqu’aux thermes de Colcamayo. Sur le chemin, nous n’avons qu’à tendre la main pour cueillir oranges juteuses et mandarines, et ainsi reprendre un peu de forces. Passant dans le lit de la rivière, nous reconnaissons les stigmates des pluies diluviennes de cette année, avec ces énormes branches déposées au milieu du cours d’eau et les nombreux éboulis.

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Fatigués, nous pensons toucher au but quand nous tombons nez à nez avec une tyrolienne. Ne distinguant pas le chemin sur l’autre rive, nous revenons sur nos pas pour emprunter un autre sentier. De ce côté-là non plus, le chemin n’est pas très clair et c’est en allant explorer un peu plus loin que Quentin obtient la confirmation qu’il va nous falloir emprunter la petite cage suspendue au fil au dessus du rio bouillonnant.

Finalement, la traversée se fait sans encombre et se révèle plutôt rigolote. Elle nous permet ainsi de rejoindre les renommés thermes de Colcamayo. Alors que nous nous attendons à un endroit paradisiaque (dixit Lonely Planet), nous tombons sur des espèces de bassins en ruines. Un local qui se baigne avec sa petite famille nous explique que nous sommes bien arrivés au paradis mais que celui-ci a été emporté par une crue importante au mois de janvier. Les magnifiques piscines, pelouses et palmiers ont fait place à un paysage désolé de pierres et de sacs de sable permettant de délimiter un bassin. L’eau est toujours chaude et c’est bien l’essentiel !

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Alors que nous prélassons seuls dans notre piscine, un van s’approche libérant quelques vendeurs ambulants, suivis de près par d’autres. Après avoir installé tout leur attirail, ils nous proposent bières, chips ou glaces. Sont mêmes disponibles, maillots de bain et serviettes pour les oublieux. Il est 15h30 et petit à petit, du monde arrive. N’étant plus vraiment seuls, nous décidons de lever le camp et de remonter sur Santa Teresa pour y trouver une auberge.

Sur le chemin, alors que nous pensions que la petite piscine était déjà bien pleine, nous avons la surprise de voir arriver 4 ou 5 vans remplis dont certains d’occidentaux. Nous espérons pour eux que leurs guides les ont prévenus du coté un peu délabré du complexe…

Nous passons alors un début de soirée tranquille à l’auberge dont la propriétaire est charmante, puis, alors que nous nous baladons dans la ville, nous tombons sur un officier de police très affable sur la région. La seul déception de la soirée fut simplement le restaurant, entre embrouille sur les prix et assiettes, certes mieux présentées mais bien moins copieuses que pour nos homologues péruviens. Est-ce que l’effet touristique Machu Picchu se ferait il déjà sentir ?

Date : du 7 au 9 août.

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