La Paz : paso a paso à la capitale
Après avoir fait quelques courses pour nous concocter un magnifique diner de sandwichs, nous montons dans le bus pour La Paz en fin d’après-midi. Là encore, nous sommes agréablement surpris par la qualité des bus, qui, vers les grandes villes, ne sont pas si désagréables que cela. La route en revanche est plus chaotique, car non bitumée, et il nous faudra faire un petit arrêt pour changer de roue afin de finir notre trajet. Le retard pris nous permet de rejoindre La Paz en début de matinée. L’arrivée est impressionnante : la ville s’étale de façon anarchique en contrebas de l’altiplano dans une sorte de cuvette. Au loin, un ensemble de montagnes au sommet blanc, qui pour la plus part culminent à près de 6000 m, se détache d’un ciel bleu profond.
Sans guide, nous partons à la recherche d’un hôtel, dans un quartier conseillé par l’office du tourisme. Heureusement, la gare routière se trouve plutôt en hauteur et les quelques minutes qui nous séparent du centre ville se font en décédant. A 3500m et avec tout notre bardas, la ville et ses pentes abruptes n’invitent pas à la flânerie. Après une petite heure d’hésitation, nous finissons par porter notre dévolu sur un petit hôtel dans le quartier du marché aux sorcières. Derrière l’Eglise San Francisco, se trouvent en effet des ruelles où il est possible de trouver en autre des plateaux d’offrandes, des poudres divers et variés et clou du spectacle, des petits lamas séchés.
A peine sortis de notre hôtel, nous tombons nez à nez sur Marina et Emeric ! Il est assez amusant de s’apercevoir que, depuis que nous sommes partis, nous croisons régulièrement sur notre chemin des têtes connus alors qu’à Paris il est extrêmement rare de tomber sur une connaissance sans prendre rendez-vous. Plus encore qu’en Asie, tout le monde passe par les mêmes endroits…Bien contents d’avoir un peu plus de temps pour se raconter nos vies, nous passons l’après-midi à nous promener, à faire une petite pause dans un café allemand puis à rechercher un bouquin d’épistémologie pour Marina. En effet, ostéopathe de formation, Marina va exercer pendant quelques semaines dans un hôpital en Equateur et a besoin de se rafraichir la mémoire. Et oui, on oublie pas mal de chose en voyageant longtemps ! Le diner se passe tranquillement, la fatigue du voyage commençant à se faire sentir.
Le lendemain, après avoir trouvé une boutique vendant des guides de voyages, nous partons prendre notre petit déjeuner dans un hôtel « de luxe ». En effet, ceux-ci proposent généralement des buffets avec un rapport qualité prix bien plus intéressant que les cafés. Nous ne nous privons pas de prendre notre temps et de déguster jus de fruit frais, petits pains, viennoiseries et pains perdus tout en regardant sur un bel écran plat le Brésil se fait éliminer par la Hollande.
Une fois rassasiés, nous entamons notre la ballade vers la place Murillo et sa cathédrale, la rue Jaen et ses maisons colorées, puis vers le bas de la ville, plus chic, où se trouve l’Alliance Française. Après plus de 6 mois hors de France, il est agréable de feuilleter des magasines dans notre langue et de parcourir rapidement « Tintin au pays des incas »….
Nous finissons notre visite en montant sur l’un des nombreux « miradors » de la ville. De là, il est possible de voir la cité dans son ensemble et de s’apercevoir de l’étrange patchwork de buildings pseudo-modernes et de vieilles bâtisses ou églises, le tout dans une cuvette aux formes acérées et surplombée par les sommets enneigés.
La ville n’est pas désagréable malgré l’anarchie de constructions, de populations et de circulation qui y règne, mais notre décision est prise : nous quittons sans attendre l’altiplano et sa sécheresse pour rejoindre l’autre Bolivie : la Bolivie amazonienne et la ville de Rurrenabaque.
Date : du 1er au 3 Juillet
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