Parque Nacional Leoncito : Sitôt dit, sitôt fait!
Après cette bonne nuit de sommeil, nous souhaitons profiter du cadre paisible de Barréal et du bon air frais des montagnes. Nous nous rendons en milieu de matinée au Parque Nacional Leoncito, une zone protégée relativement désertique mais où vivent de nombreux animaux tels que des autruches de la cordillère (alias suri), des guanacos…
Après que le ranger nous ait expliqué les différentes options de marches, nous nous lançons sur le sentier le plus long (supposé de 4 heures) en direction d’un mirador. Un couple de labradors amicaux a décidé de se joindre à nous pour nous guider, voire nous avertir et protéger en cas de rencontre de pumas (et oui, encore eux…). Très affectueux, ils s’assurent régulièrement que nous les suivons, notamment dans certaines grimpettes un peu sportives. Arrivés tous les quatre au mirador, nous prenons quelques minutes pour boire (y compris les toutous) et admirer le paysage où se détachent parmi les plus grands sommets des Andes. Nos guides nous imposent un bon rythme et nous terminons le parcours en moins de deux heures.
Une pause s’impose et nous élisons une petite cascade comme lieu de piquenique avant une balade digestive documentée autour de l’eau et de la vie dans cette ancienne estancia devenue parc national. Deux observatoires se sont installés ici pour profiter de la clarté du ciel, mais plutôt que de les visiter, nous choisissons de regagner la ville après avoir remercié chaleureusement nos compagnons de marche.
De retour dans la plaine, des pistes nous conduisent au milieu des monts de la précordillère. Une fois encore, les déclinaisons de couleurs sont époustouflantes et nous nous amusons à crapahuter sur des dunes tantôt vertes, tantôt rouges, tantôt violettes. La végétation est bien pauvre dans ces contrées sèches et quelques arbres dénudés, comme pétrifiés, arborent un intrigant vert. D’anciennes mines et leurs conduits condamnés peuvent aussi être observés dans ce décor surréel.
Après quelques courses en ville, nous regagnons notre nid douillet où nous sommes surpris de trouver les clés, laissés à la femme de chambre le matin-même, sur la porte : décidément les gens du cru ne semblent pas avoir peur des voleurs. Dans le même ordre d’idée, le gérant ne nous a demandé aucune pièce d’identité…Nous profitons de la fin d’après-midi pour combler notre retard d’écriture puis, tirant le rideau, un peu gênés, nous dégustons notre repas de reste de pates froides, jambon, chips et tomates…sans aucun couvert, hormis des verres pour la bière ! Système D oblige : Quentin doit réaliser des cuillères en polystyrène de récupération pour déguster notre dessert. Sitôt dit, sitôt fait!
Date: le 9 Juin
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