D’Upsallata à Barreal : des couleurs plein les yeux
Le lendemain, les jambes nous démangent un peu et nous nous rendons à l’office de tourisme du coin pour s’enquérir des courtes marches à faire dans les environs avant de reprendre la route pour le Nord. On nous indique quelques attractions à moins de 10 kilomètres du centre.
Tout d’abord la Montana Siete Colores, un petit coin reculé où les parois des montagnes prennent des couleurs dignes d’une véritable palette de peintre. Nous grimpons tant bien que mal sur les flancs inclinés mais une fois au sommet découvrons encore plus de ces montagnes colorées.
Nous poursuivons ensuite par le Mirador, un point de vue sur la Cordillère. Il nous faut à nouveau grimper une petite heure avant d’atteindre le sommet offrant de magnifiques points de vue. Pour la redescente, nous considérons une sorte de sentier nous évitant de revenir sur nos pas. Nous nous lançons dans l’aventure qui se révèle quelque peu dangereuse quand nous tombons sur un goulet dans lequel nous glissons avec les pierres. Nous évitons heureusement la catastrophe d’un gros éboulis et arrivons sains et saufs à la voiture, après quelques émotions.
Pour le déjeuner, alors que nous souhaitons rejoindre un point de panorama sur la vallée Villavicencio, nous découvrons plutôt quelques guanacos et une magnifique mer de nuages. Finalement, point de vue sur la fameuse station thermale et les lacets qui y conduisent, mais un déjeuner sur le pouce bien venteux au pied d’une station météorologique.
Il est temps de prendre la route pour rejoindre Barréal, notre destination suivante. La route nationale, simple mais bonne piste, sillonne entre la Cordillère et la Pré-Cordillère dont les sommets ont de quoi faire pâlir nos montagnes européennes. Au loin, il nous semble apercevoir un immense lac : il s’agit en fait d’un lac asséché sur lequel les reflets du soleil se jouent de nous. Pour nous venger, nous décidons de marquer, comme bien d’autres, nos traces sur cette immensité. Notre petit bolide glisse sans soucis sur le sol compacté et nous nous amusons à tourner en rond pendant quelques instants et à filer à toute allure dans cet espace sans encombre.
Bien fatigués par toutes ses aventures, nous dénichons une petite cabaña dotée d’un grand lit et d’une grosse couette, de deux radiateurs et d’une douche bien brûlante. Des éléments qui, de par leur rareté ses dernières nuits, nous ravissent et annoncent une bonne soirée de repos au chaud.
Date : le 8 Juin
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