Ischigualasto & Talampaya : Triasic Parcs

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Après une longue journée de voiture pour se rendre de Barreal à San Augustin de Valle Fertil, en passant par la vallée de Caliguasta et San Juan, nous nous réveillons sous un ciel bien maussade pour visiter les deux parcs de la région : le Parque Provincial Ischigualasto et le Parque Nacional Talampaya qui ont été classés au patrimoine mondial de l’Humanité.

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La journée s’annonçant longue, nous avons suivi les conseils du très gentil représentant de l’office de tourisme et nous sommes réveillés aux aurores pour parcourir les 80 kilomètres qui nous séparent d’Ischigualasto et arriver pour la première excursion. En chemin, nous sommes bien pessimistes : un épais brouillard a envahi les lieux, un vent glacial souffle furieusement et quelques gouttes de pluie viennent parsemer le pare-brise. A la station de rangers, la météo n’est pas plus clémente. Bien entendu, l’excursion de 9h n’est pas maintenue et le ranger nous encourage à attendre un peu en espérant que la brume se lève comme les jours précédents. Bon gré mal gré, nous mettons à profit l’internet gratuit du centre et essayons de nous réchauffer en tapant le plus vite possible avec nos petits doigts gelés.

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Un départ se prépare deux heures plus tard : nous ne voyons pas vraiment d’amélioration mais décidons de nous joindre au groupe malgré tout. Le principe de l’excursion consiste en un convoi de voitures dirigé par un ranger, avec quelques points d’arrêt aux endroits les plus emblématiques du parc.

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A notre enchantement, à peine nous sommes nous installés dans la voiture que le ciel semble se dégager. Petit-à-petit mais bien plus rapidement que nous ne pouvions l’espérer, les nuages se désagrègent sous l’action du vent et le soleil perce timidement, découvrant progressivement quelques massifs lointains. La température n’a pour l’instant pas grimpé mais nous ne désespérons pas de pouvoir enlever nos bonnets d’ici la fin de l’excursion…

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Alors que nous nous arrêtons au premier point d’intérêt, un bloc stratifié qui n’a rien d’extraordinaire mais fait office d’introduction au reste du parc, le guide commence à décrire et expliquer les formations géologiques. Il fait un froid de canard et nous avons un peu de mal à suivre son débit de paroles malgré une intense concentration. Son implication est toutefois apparente, et nous nous satisfaisons des quelques brides comprises à la volée. Le parc a été classé ainsi que son voisin Talampaya car y ont été mises à jour les sept séquences sédimentaires de la période triasique, sous la poussée des plaques tectoniques et des Andes. Ils représentent donc une fantastique aire de jeux pour les géologues et les chercheurs de dinosaures.

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Tout au long des trois heures du tour, et sous un ciel de plus en plus bleu, nous découvrons les paysages extraordinaires qui ont valu au parc l’appellation de Valle de la Luna, ainsi que des formations géologiques que des esprits à l’imagination exacerbée ont baptisées de sobriquets évocateurs : le sous-marin, le terrain de boules, le champignon…

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Nous sortons enchantés du tour et après un rapide passage au musée présentant la méthodologie de recherche des fossiles et squelettes de dinosaures, nous parcourons rapidement les kilomètres qui nous séparent du parc de Talampaya, les conditions climatiques nous ayant fait perdre deux heures sur notre planning. En arrivant, aux portes du parc, une jolie surprise nous attend : deux “suris” venues de la pampa pour s’abreuver !

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Une fois encore, il est impossible de visiter le parc autrement que sous l’égide d’un tour organisé. Nous acceptons, de force, le principe mais lorsque nous apprenons le prix, nous tombons un peu de haut : 100 pesos par personne pour à peine deux heures d’excursion dans un minibus ! Et, de plus, les autorités du parc ont concédé ce service à une compagnie privée ! Une honte !

Alors que le match France-Uruguay débute, nous embarquons dans le véhicule. Le guide est gentil mais pas vraiment expert : ses explications sont assez basiques (celles des panneaux plantés de-ci de-là) et il témoigne d’une certaine impatience à nous faire avancer…peut-être est-ce l’effet dernière excursion de la journée ? Nous passons donc assez rapidement devant des pierres portant des écritures datant d’il y a 2500 à 100 ans. Bien entendu, les dessins les plus visibles sont ceux datant du siècle dernier, représentant parfois des lamas à 4 pattes « impressionnants de réalisme ».

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Le tour se poursuit en pénétrant plus profondément dans le canyon : la formation est impressionnante de part sa hauteur avec notamment des cheminées d’une centaine de mètres. Nous nous amusons à souhaiter bonne chance à la « selecion nacionale Argentina » pour son premier match le lendemain en criant face à une paroi : un écho nous accompagne alors plusieurs fois.

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Enfin, notre imagination est à nouveau mise à contribution face à quelques formations rocheuses, dont une qu’on nous décrit comme un moine, mais que nous préférons voir, comme les enfants, en tortue ninja ;-).

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Le tour est vite achevé et se révèle aussi décevant que le score de la France au mondial : match nul contre l’Uruguay…Les Argentins se foutent un peu plus de notre pomme !

Date : du 10 au 11 Juin

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