Buenos Aires : Buenos dias America del Sur
Drôle d’arrivée en Argentine, une heure seulement après notre départ de Sydney ;-) Et oui, grâce à la ligne de changement de date, nous avons gagné un jour à notre voyage. Un jour sans fin en quelque sorte !
Un peu fatigués par les heures de vols, nous décidons malgré tout de prendre un bus local pour nous rendre au centre de la capitale argentine car les billets ne sont vraiment pas chers. Nous mettons tout de même deux heures à arriver en s’arrêtant dans des endroits un peu glauques mais cela nous permet de faire connaissance avec cet immense continent que nous attendions de visiter depuis quelques temps. En arrivant à proximité du centre, nous sommes lâchés dans la nature : dans une langue que nous comprenons à peine, le chauffeur semble nous dire que la route est barrée et que nous devons descendre. Avec nos gros sacs à dos, nous marchons dans la ville en direction de notre hôtel quand nous tombons sur une énorme manifestation : les festivités du bicentenaire de l’indépendance de l’Argentine battent leur plein dans l’avenue principale, si bien qu’il nous est difficile de nous frayer un chemin jusqu’à notre hôtel de l’autre coté. Nous tombons finalement sur un parking sous-terrain qui nous permet de traverser sans perturber le défilé militaire.
Autre conséquence de ces festivités, les hôtels sont bien pleins, y compris celui sur lequel nous avons jeté notre dévolu qui ne possède plus que des dortoirs. Nous nous rabattons donc sur des lits superposés, au final pas si mal…Nous y faisons en tout cas une bonne sieste : malgré notre intention initiale de nous lever en fin d’après-midi pour nous balader un peu, nous nous réveillons à 21h30 et nous lançons dans la recherche d’un endroit pour manger à proximité. Tous les tenanciers de restaurants semblent s’être éclipsés pour profiter de la fête et nous finissons donc par nous rabattre sur un Burger King (mais avec de la viande argentine).
Les jours suivants, nous passons nos matinées à mettre en place le programme de notre séjour : Patagonia or not Patagonia, that is the question ! Nous dévorons le Lonely Planet, fouillons sur internet les blogs, les sites de transport et les sites météo pour nous faire une idée. Il n’y a pas à tournicoter : c’est le début de l’hiver et par conséquent pas la meilleure saison pour nous lancer dans ce type de périple. Avec quelques regrets malgré tout, nous décidons donc de nous concentrer sur le Nord du pays : tout d’abord la région de Misiones puis la zone de Mendoza à Salta. Une fois sortis sur les coups de midi, nous partons enfin à la découverte des différents quartiers de la ville.
Notre premier jour est tout d’abord consacré à la visite de Puerto Madero, où se trouvent des halles réaffectées et modernisées en promenade bordée de restaurants chics. Alors que nous déambulons le long de cet ancien port, nous commençons également à étudier, avec beaucoup d’entrain, l’espagnol tout en marchant. Durant les derniers mois, il nous avait été impossible d’étudier notre méthode Assimil et la frustration que nous ressentons désormais à ne pas pouvoir communiquer dans cette langue qui ne nous semble pas si compliquée nous pousse à agir ! Dans les musées, nous nous forçons à lire les encarts et nous sommes agréablement surpris de pouvoir en comprendre une grande partie. Ce qui n’est pas toujours le cas à l’oral…
Nous rejoignons ensuite le charmant quartier de San Telmo, quartier historique connus pour ses marchés d’antiquités et de babioles, et ses belles églises baroques. Nous ne sommes pas seuls à profiter de la fin d’après-midi : les portenos profitent aussi du dimanche pour se balader dans les ruelles pavées et chiner parmi les différents stands.
Un peu fatigués après cette bonne marche, nous regagnons l’hôtel assez tôt en pensant ressortir pour le diner. Finalement, un gros orage s’abat sur la ville, perturbant même le feu d’artifice prévu pour le bicentenaire, et nous dissuade de remettre le nez dehors. Nous acceptons avec grand plaisir la proposition du staff de nous commander une pizza. La pièce de bœuf attendra encore un peu …
Le lendemain, nous nous dirigeons tout d’abord vers la zone commerçante de Microcentro et la Calle Florida afin de nous dégoter des vêtements chauds. Chanceux, nous tombons sur des soldes de vêtements de sport et nous équipons de grosses doudounes pour à peine 120€ au total ! Avec ça, nous devrions passer l’hiver sud américain et les hauteurs andines sans problèmes ! Deuxième objectif de la journée : nous rendre à la gare routière pour acheter nos billets pour Posadas. La station de bus est hallucinante : un nombre faramineux de guichets (plus de 200) sont alignés et proposent des billets pour toutes les villes du pays. Heureusement, nous avons un peu préparé le terrain et nos phrases, et arrivons sans difficulté à prendre nos billets.
Buenos Aires nous rappelle beaucoup les villes européennes même si le sentiment d’insécurité est plus prégnant. Le staff de l’hôtel nous avait dissuadés d’emprunter la rue Mexico (juste au coin) et à juste raison : nous avons appris que deux jeunes filles s’y sont fait dérober leurs sacs à main sous la menace d’un revolver. En prêtant un peu plus attention à notre environnement, nous remarquons rapidement les grilles dont sont dotés tous les magasins ainsi que les fenêtres des premiers étages des immeubles. Nous restons donc très vigilants et n’empruntons que des rues passantes.
Pour clore la journée de manière un peu plus culturelle, nous marchons en direction de la Regolata. Nous traversons les quartiers chics de la ville, très européens, avant de déambuler dans le cimetière où est enterrée Eva Perone. Enfin, nous nous asseyons dans une parilla pour déguster notre première pièce de bœuf depuis 4 mois : 800 grammes de viande rouge et tendre à deux ! Un vrai délice !
Pour notre dernier jour dans la capitale, c’est en direction de Palermo et Las Canitas que nous prenons le métro, rendu gratuit pendant les festivités. Sous le soleil, ces quartiers bobo, leurs parillas et magasins alternatifs se remplissent rapidement de la bourgeoisie argentine. Nous préférons profiter du parc et de son lac, sur les bords duquel nous dégustons quelques empanadas (petits feuilletés fourrés, en forme de demi- lune ou de triangle) et facturas au dulce de leche (viennoiseries à la confiture de lait). Ces paisibles instants nous rappellent les dimanches de printemps au bois de Vincennes.
L’heure du départ approche et nous devons repasser par l’hôtel pour récupérer nos sacs. Mais ce soir, les festivités touchent à leur terme et les portenos sont descendus dans la rue. Nous sommes donc contraints de nous lancer dans une course effrénée pour prendre notre bus de nuit en direction du Nord, en évitant la foule et les rues barrées. Arrivés à bord, le stress tombe : les sièges sont larges et confortables, accompagnés d’un oreiller et d’une couverture polaire, et le steward nous propose rapidement un plateau repas. Le service de bus est, comme on nous l’avait souvent répété, excellent et d’un confort incomparable à ce que nous avons connu jusque là.
Date : du 22 au 25 Mai
0 comments:
Enregistrer un commentaire