Sydney : Retour vers le futur ?
Cinq ans plus tard, nous voici de retour dans la cité australienne pour laquelle nous avons gardé un certain attachement. Nous pensons régulièrement à ce cadre de vie bien agréable et rêvons parfois à s’y expatrier pour quelques années. Certes, Sydney (et l’Australie plus généralement) n’est pas que la carte postale idyllique qu’on s’imagine avec, en toile de fond, l’emblématique opéra et la plage de surf de Bondi. Nous n’en oublions pas tous les mauvais côtés qui nous ont retenu jusque là de voler s’y installer : la distance, l’américanisation, le manque de profondeur culturelle … et dans une certaine mesure les Australiens. Nous abordons donc avec une certaine curiosité et nostalgie nos deux courtes journées de transit : qu’allons-nous (re)trouver ? qu’y aura-t-il de changer ?
Pour démarrer ce pèlerinage, direction le centre commercial de Broadway et sa food court pour un déjeuner rapide. Ici pas de surprise : les emplacements ont un peu changé, mais le concept est intact et Céline retrouve même les salades dont elle avait l’habitude de déjeuner. Devant la profusion de nourriture et les portions gargantuesques, nous ne savons pas où donner de la tête. Même topo au supermarché : il nous semble bien loin le temps où nous faisions encore nos courses pour nous préparer nos repas et nous craquons devant les stands croulant de « gourmandises » sucrés et salés en prévision d’un diner-picnic à l’hôtel.
Une fois nos pulsions de shopping (et de gourmands) satisfaites, nous allons nous balader dans le centre ville. Même si une carte nous est encore utile, nous retrouvons facilement nos repères dans cet entrelacement de grandes avenues et évoquons nos souvenirs de balade avec une grande précision. Darling Harbour, Georges Street, Hyde Parc, Paddy’s Market … : que de lieux familiers dont l’atmosphère nous séduit toujours autant. La ville a gardé son dynamisme et, au regard des nouvelles constructions en cours, continue son évolution vers toujours plus de modernité. A partir de 17 heures, les working men et women sortent des bureaux et peuplent les rues, se rendant vers les clubs de sport, bars ou restaurants huppés. Soit, ils n’ont que 4 semaines officielles de vacances par an, mais ils n’ont pas l’air malheureux pour autant et semblent profiter de la vie et des multiples offres de leur ville.
Après une bonne nuit de sommeil dans notre hôtel tout confort (mais un peu cher…), nous poursuivons notre plongée dans le passé en nous dirigeant vers l’université de Sydney. Alors que le Quadrangle (bâtiment historique) domine toujours aussi fièrement le campus et reçoit le jour même la remise des diplômes de la dernière promotion, une grosse partie du campus a subi un profond lifting : de nouveaux bâtiments de verre ultramodernes ont poussé comme des champignons, offrant un cadre d’étude incomparable et tous les services d’une ville dans la ville. Rien à voir avec nos universités françaises poussiéreuses ! Seul, comme par hasard, le bâtiment de chimie est inchangé. Bob, le maître de stage de Céline, s’est en revanche envolé vers de nouveaux horizons (le soleil de la Gold Coast apparemment…).
Nous partons ensuite à la recherche de notre ancien petit nid d’amour dans le quartier de Newtown et sa très bobo King Street. Après quelques hésitations, nous finissons par retrouver la jolie maison de style victorien. Elle est pour nous toujours aussi charmante et constitue une de nos références en matière d’aménagement. Le quartier semble s’être encore plus embourgeoisé et les prix des propriétés ne nous laissent aucune chance pour l’achat d’un petit pied-à-terre à Sydney ! Nous en reparlerons dans quelques années ;-)
L’après-midi se poursuit tranquillement en déambulant dans la ville. Nous profitons à nouveau des food courts, même si nos estomacs ont un peu de mal à se ré-habituer à la nourriture occidentale (ou est-ce seulement à la « richesse » des plats australiens ?). Nous retrouvons avec plaisir Circular Quay, le Sydney Harbour Bridge, le quartier des Rocks et enfin le Sydney Opera House. Ce soir, nous y avons réservé deux places pour un concert du philarmonique de Sydney : quelques pièces de Strauss et la grande symphonie n°5 de Mahler. Un peu honteux de nos tenues inappropriées pour un concert classique, nous rejoignons rapidement nos places que nous avons sélectionnées derrière la scène et l’orchestre. C’est la première fois que nous assistons à un concert avec de face le chef d’orchestre et la salle, et de dos les musiciens. L’effet miroir est saisissant ! Seul inconvénient avec ce type de placement : pour des pièces qui font la part belle aux cuivres et percussions (comme Mahler), un déséquilibre auditif s’instaure et nous avons du mal à percevoir les notes des cordes.
Quoi qu’il en soit, c’est une jolie manière de conclure notre rapide séjour ! Nous serions bien restés quelques jours (années…) de plus pour profiter de la douceur de vivre des autres quartiers mais c’est promis : nous reviendrons !
Date : du 20 au 21 Avril
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