Bangkok-Pakse : 1er passage de frontière terrestre
Après quelques tergiversations et conseils pris auprès de voyageurs, nous avons laissé tomber l’idée de scinder le trajet nous menant de Bangkok au Laos : le parc national de Kao Yai, les ruines Khmers de Phimai sont apparemment moins exceptionnels que ce que le guide vend dans les quelques pages consacrées. Nous partirons donc directement vers la frontière Chong Mek – Vang Tao pour rejoindre le Laos.
A l’aéroport de Yangon, quelques informations alarmantes sont diffusées à la télévision sur la situation politique en Thaïlande : un ultimatum a été fixé par les partisans de l’ancien Premier Ministre exilé Tatskin pour le jour même et ceux-ci menacent de s’attaquer à certains sites de Bangkok si leurs désirs (dont nous n’avons pas capté toute la substance) ne sont pas exaucés. Du remue-ménage en perspective qui, nous l’espérons, ne mettra pas nos plans en échec … Toutefois, à l’aéroport de Bangkok, rien ne transperce et la tranquillité règne, avec tout de même une présence militaire légèrement supérieure à la normale. Afin de nous épargner une des facettes du tourisme de masse, nous rejoignons la gare routière par les moyens locaux (et non le bus destiné aux touristes de Kho San Road) : shuttle gratuit pour rejoindre le centre de transport, bus climatisé déserté, skytrain sorte de métro aérien permettant d’admirer de haut la ville, et enfin une petite balade à pied à travers de jolis jardins publics. Il nous a fallu près de 2 heures pour atteindre notre objectif, mais le jeu en vaut la chandelle. Pour éviter le choc de notre première arrivée à Bangkok, peut-être aurions-nous dû nous y prendre de cette manière...
La gare routière est impressionnante : sur deux étages s’alignent des guichets pour toutes les destinations du Nord et Nord Est du pays, des Food Court et quelques 7 Eleven. Nous avons de la chance : un bus de nuit par pour Chong Mek deux heures plus tard. Plutôt confortable, le trajet passe assez rapidement et nous arrivons à nous reposer. De manière assez anecdotique, les officiers de police qui contrôlent le bus à proximité de Chon Mek ne semblent pas s’intéresser à nous et ne nous demandent rien : ce n’est vraiment pas comme en Birmanie où nous étions un peu « traqués » en notre qualité de touristes. Une fois n’est pas coutume, nous sommes débarqués à la gare routière à 3h30 du matin ; un tuk-tuk nous prend en charge avec des Laotiens pour nous conduire au poste frontière. En chemin, nous nous arrêtons et quelques personnes descendent : apparemment ils n’ont pas leurs passeports et nous nous imaginons déjà passant la frontière avec eux de manière complètement illégale, dans le noir… A 6h, le poste frontière ouvre ses portes et nous passons sans aucune difficulté en territoire laotien, notre visa de 28 jours « on arrival » en main. Nous rejoignons ensuite Pakse, la ville la plus proche, base pour rayonner dans le Sud du pays.
Carine et Sandra nous avait donné le nom d’un hôtel : heureusement, car, après avoir pas mal hésité à l’aéroport, nous n’avions pas acheté le Lonely Planet sur le pays, pensant pouvoir en trouver une version plus récente facilement à notre arrivée. Une petite erreur dans un pays où il n’y a pas de Fnac à tous les coins de rue ! Pas de librairie donc en ville vendant des livres en anglais, librairie de l’aéroport fermée pour rénovation de ce dernier, office du tourisme complètement dépourvu de ce type d’articles, agence de voyage réservant ses guides pour les clients : bref, nous n’avons aucun moyen de nous procurer ce fichu bouquin. Finalement, un hôtel contacte la propriétaire de la boutique de l’aéroport qui vient à notre rencontre en ville avec les livres qui lui restent de son stock : nous sommes sauvés, le Laos en fait partie (ainsi que le Vietnam que nous nous procurons par la même occasion, histoire de ne pas répéter la blague…). Cette situation peut paraître un peu ridicule : en se renseignant à droite à gauche, en discutant avec d’autres voyageurs, nous pourrions très sûrement nous débrouiller dans le pays. Malgré tout, les guides sont une source d’information intéressante et, quand le temps est limité, ils permettent d’avoir une rapide idée des sites incontournables et des moyens pratiques pour s’y rendre. Une autre forme d’addiction… Ainsi, après quelques heures de lecture, nous avons une meilleure idée du programme des prochains jours : rien ne sert de rester à Pakse une journée de plus, autant louer directement une motobike pour partir à la découverte du plateau des Bolovènes et des 4000 Iles.
Date : du 15 au 16 Mars
0 comments:
Enregistrer un commentaire