Bolivie : J’aime / J’aime pas

bolivia-flagTerre promise d’Amérique du Sud pour de nombreux voyageurs, la Bolivie est souvent dépeinte comme le pays aux milles merveilles. Il est vrai que nous n’avons jamais été déçus par ce que nous avons pu y découvrir : paysages variés, d’une beauté incomparable, alliés à une myriade de costumes colorés et de hauts chapeaux melons font de Bolivie un véritable dépaysement.

Toutefois, un je-ne-sais-quoi a fait que nous n’avons pas été complètement transportés. Au délà des paysages magnifiques, la Bolivie peut présenter un visage moins reluisant, avec sa pauvreté, ses villes salles et ses conditions de travail consternantes.

Le folklore et la promotion des coutumes locales par un gouvernement démagogue n’ont certes rien de touristiques, mais mettent en lumière biens des divisions qui plongent le pays dans la panade. Les lois indigènes, donnant par exemple un territoire à chaque communauté aussi petite soit-elle, embourbent bien plus pour nous le pays qu’elles ne le préparent aux défis du futur. Les gens semblent plus intéressés par un gagne petit (parfois même en roulant ses pères) que par un développement commun sur le long terme. Quel avenir pour ce pays, dont l’histoire fait état d’une instabilité impressionnante et qui se replie de plus en plus sur lui-même ? Seul le caractère fier des Boliviens permettra peut être de briser le cercle infernal.

La Bolivie ne sera donc pas notre coup de cœur d’Amérique du Sud même si ce pays vaut vraiment le détour.

Ce que nous avons aimé :

· Le magique levé du soleil au salar d’Uyuni : quand le soleil à rendez-vous avec la lune…

· La selva, sa végétation, ses bruits et ses odeurs, et la quête aux animaux sauvages

· La diversité des ecosystèmes que l’on peut rencontrer dans le pays : des immenses déserts de l’Altiplano à la dense jungle amazonienne, en passant par les sommets andins et les reflets du lac Titicaca

Ce que nous n’avons pas aimé :

· La froideur et la difficulté d’approche de la majorité des Boliviens (en particulier de l’Altiplano) : pour un oui ou pour un non, ils peuvent très bien décider de vous ignorer complètement

· Les villes sans charme, mais vraiment aucun charme (Sucré étant l’exception qui confirme la règle)

· La quasi obligation de passer par des tours organisés pour profiter des principales attractions naturelles du pays

· Les dortoirs glaciaux du Sud Lipez et les estoffas qui ne marchent pas…

Est-ce que nous y vivrions ?

NON parce que :

· L’avenir de la Bolivie, complètement engluée dans sa pauvreté par une corruption omniprésente et un fort commerce illégal, ne semble pas s’éclaircir à court terme, malgré des richesses naturelles abondantes

Est-ce que nous y reviendrons ?

PAS CERTAINS, en tout cas pas à court terme même si nous n’avons vu qu’une petite partie du pays (nous manque tout l’Est, ses parcs naturels, sa jungle, ses missions jésuites…)

1 comments:

AnneK et Thomas a dit…

Je pense aussi que les hasards des rencontres peuvent aussi peser dans la balance. Telle personne peut aimer tel pays, parce que ça lui évoque une ou plusieurs belles expériences enrichissantes. Cela dit, de lire ce post m'a donné envie de revenir en Bolivie. Profitez bien de vos dernières semaines, mais n'ayez pas peur du retour, ça fait du bien aussi, le retour au bercail. Vous serez étonnés de la vitesse à laquelle on se remet dans le bain, avec quelques petites choses qui ont quand même changé dans la façon de penser (en tout cas pour nous). A +

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