Arequipa et le Cañon de Colca : en long, en large et en hauteur.
La Bolivie nous semble déjà bien loin dernière nous lorsque nous arrivons à Arequipa, après un voyage qui devait être « court » dans nos standards (seulement 8 heures) mais s’est révélé éreintant du fait de la chaleur et du soleil tapant, ainsi que du refus étrange des péruviens de laisser les fenêtres ouvertes. Même les paysages de l’altiplano qui nous sont désormais familiers ne parviennent pas à faire passer la longueur du trajet.
A la gare routière, nous croisons deux français de retour du Cañon de Colca avec lesquels nous partageons un taxi, suivons ensuite jusqu’à leur hôtel chaudement recommandé, et finalement dinons de notre première pizza péruvienne. Nos premiers pas autour de la Plaza de Armas et dans les ruelles de style colonial, nous rappelle incontestablement Sucre : il faut croire que chaque pays d’Amérique du Sud possède sa propre « Ville Blanche » !
Le lendemain, les parents de Céline n’arrivant plus que dans quelques jours maintenant, il nous faut organiser notre séjour pour pouvoir les croiser. Cela nous prend bien la matinée à tourner et retourner les plans dans tous les sens pour faire coïncider les plannings. Fiers de la dernière mouture, nous nous rendons à la station de bus pour acheter nos différents billets. Dans le terminal où s’alignent de nombreuses compagnies, nous avons l’heureuse surprise de voir qu’un certain nombre d’entre elles acceptent les cartes bleues, sans frais. Comme les grands trajets au Pérou coûtent relativement chers, cela nous permet de payer plus facilement qu’avec du liquide, que nos cartes Visa ne semblent pas vouloir extraire des guichets automatiques.
Normalement, rien n’est plus facile que de se rendre dans le Cañon de Colca, hautement touristique, depuis Arequipa. Toutefois, trois accidents ayant eu lieu en moins d’un mois et demi, les horaires sont actuellement plus erratiques pour Cabanaconde. Il nous faut choisir entre des départs délirants ultra-matinaux (1 ou 4h du matin) ou des arrivées tardives (22h). Finalement, nous décidons de prendre le bus de 6h pour Chivay, la vendeuse nous ayant affirmé que nous n’aurions pas de mal à y trouver une liaison pour Cabanaconde en combis ou autre.
De retour au centre-ville, nous déambulons dans les jolies rues animées, dégustons un jaune fluo Inca Kola sur la Plaza de Armas et visitons la Cathédrale. En passant devant l’office du tourisme, nous nous renseignons quand même sur les transports entre Chivay et Cabanaconde. Apparemment, ça s’annonce bien plus compliqué que prévu : après 4/5 coups de fil, l’hôtesse nous annonce qu’aucun combi ne fait ce trajet et que, hormis les bus traditionnels que nous avons écartés, seule l’option taxi subsiste. Nous décidons de ne pas nous miner et de gérer une fois sur place. Quelques courses, un rapide et économique diner, la préparation de nos sacs plus tard et nous voilà coucher pour une courte nuit.
Levés à 5h du matin, nous rejoignons la gare routière qui, à cette heure matinale, est déjà remplie à craquer. Nous n’avons aucun mal à trouver notre bus, qui s’avère être suffisamment confortable pour que nous puissions y finir notre nuit.
Arrivés sans encombre 3h plus tard à Chivay, on nous confirme ce que nous avions appris la veille : pour nous rendre à Cabanaconde, il nous faut ou bien prendre un taxi (extrêmement cher mais qui part tout de suite) ou attendre le prochain bus arrivant d’Arequipa. Il ne nous reste donc plus qu’à attendre patiemment ces bus-là, dans l’espoir d’avoir des places puisqu’il n’est pas possible de réserver. Nous partons faire un petit tour dans la ville et dans les alentours afin d’attendre le premier bus de 15h30. La ville n’a pas grand intérêt hormis le marché où nous avons le plaisir de faire connaissance avec la mode locale : de superbes chapeaux colorés avec des robes qui le sont tout autant. Bien plus coquettes qu’en Bolivie, les femmes s’achètent chapeaux et robes piquées faits main.
Après quelques heures à ne rien faire, nous retournons à la gare routière où nous apprenons que finalement le bus de 15h30 est annulé et qu’il nous faudra attendre 17h30. Mais maintenant, nous ne sommes plus seuls : une bonne douzaine de touristes attendent LE fameux bus. C’est alors qu’une jeune française à l’espagnol parfait décide de prendre les choses en main et dégote un moyen de transport alternatif. Il s’agit d’un mini-van, au même prix que le taxi, sauf qu’il est possible de s’entasser à 14 dedans ! A ce nombre, sans être aussi compétitif que les 4 Sols du bus, ce moyen de transport devient presque attractif, présentant surtout l’avantage de partir sur le champ.
Date : du 21 au 26 Juillet
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