Mina Clavero : notre Lorelei
Après une heure de trajet sur une route de montagne, nous débarquons à Mina Clavero. Nous partons, comme à notre habitude, à la recherche d’un hôtel. Nous en avions repéré un mais il est fermé. Nous nous rendons donc dans un autre, un peu plus loin. Malheureusement, encore fermé ! En déambulant dans la ville, nous nous apercevons rapidement que 90% des hôtels et commerces ne témoignent d’aucune activité…Mina Clavero, en tant que destination de villégiature estivale pour un tourisme plutôt argentin, ne vit pas vraiment l’hiver. Heureusement, l’office du tourisme est lui ouvert et la jeune femme est de bons conseils. Dans sa liste de quatre hôtels, nous trouvons plus que notre bonheur : une superbe maison tenue par un couple d’un certain âge extrêmement gentil. Seuls dans la maison d’hôte, nous nous endormons dans une chambre douillette spécialement préparée pour nous.
Au réveil, nous entrouvrons les portes délicatement pour nous rendre au petit déjeuner. Nos hôtes sont dans leur cuisine et en nous voyant un peu gênés, nous mettent à l’aise et s’empressent de nous servir nos tartines et un bon café au lait. Alors que nous mangeons, notre hôtesse est contente de nous parler et de nous expliquer les curiosités du coin.
Nous suivons donc ses conseils et partons pour une marche le long de la rivière. Celle-ci, qui dans le centre de Mina Clavero forme de larges plages, coule à d’autres endroits dans de minces goulets formant ainsi des jolies piscines naturelles. Mais bien sûr, une baignade à cette saison est hors de question ! Nous crapahutons plutôt sur les pierres en remontant la rivière et piqueniquons sur un gros rocher lisse la surplombant. Le paysage est magnifique avec au loin le Cerro Champaqui. Revenant vers la ville, nous continuons à nous balader à la recherche de los elephantes, des formations rocheuses que nous ne trouverons jamais.
Pour finir l’après-midi au chaud, nous nous réfugions dans un café internet et essayons tant bien que mal de rattraper notre retard de blog en sirotant café et chocolat chaud. L’heure tourne et nous allons diner sans repasser par notre chambre. Nous profitons des spécialités locales : locro et humita tous deux à base de maïs.
Nous rentrons un peu tard sur la pointe des pieds, en espérant que nos hôtes ne se sont pas inquiétés. Mais cela ne manque pas : le lendemain, la gentille dame nous apprend que son mari était très inquiet de ne pas nous avoir vus (ils se sont peut être perdus, en plus, ils ne connaissent pas notre nom…). Des réflexes de parents tout comme les embrassades dont ils nous gratifient au moment de notre départ. Nous quittons avec beaucoup de regrets notre petit havre de paix : la Lorelei, où nous aurions bien passé 10/15 jours en compagnie du charmant couple pour apprendre l’espagnol…
Date : du 31 Mai au 2 Juin
1 comments:
Bonjour,
Possible que vous me donniez les coordonnées de cette petite maison d'hôte ?
Merci !
Magali
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