Orchha: fete nationale les pieds dans l'eau
Nous aurions bien relaté notre trajet mouvementé pour atteindre Orchha, mais nous avons peur de lasser nos plus fidèles lecteurs : en deux mots, 15 heures de bus pour faire un peu moins de 300km… avec en prime un pétage de plomb de Céline et le chargement d’un fou ligoté à 22h dans le bus !
Nous avons donc eu l’honneur de découvrir Orchha aux alentours d’une heure du matin. Charmante impression d’une petite bourgade endormie avec l’aimable accueil d’une horde de chiens en quête d’affection… A une heure si tardive, plus un bruit, plus une lumière, plus un indien dans la ville : nous avons cru un instant que nous aurions le plaisir de dormir entre deux vaches !
Les voyageurs que nous avions rencontrés jusqu’à là nous avaient dit beaucoup de bien d’Orchha, la dépeignant comme une cité tranquille. Effectivement, avec ses 2 rues principales, des habitations moins denses, le court d’une rivière la traversant, Orchha s’annonce comme une charmante escapade. Si l’architecture est différente et la ville plus touristique, nous avons toutefois l’impression d’un nouveau Mandu avec toujours cette même question : pourquoi une telle concentration de monuments dans ces zones éloignées de tout ?
Nous organisons donc notre première journée autour des principaux sites de la ville : palais, temples et cénotaphes. Malgré la fatigue du voyage, nous gravissons courageusement les marches des palais situés sur une petite île formée par les deux bras de la rivière. Ces palais d’influence musulmane sont imposants, respectent une symétrie (presque) parfaite et ne conservent que peu d’ornements. Les temples et cénotaphes sont quant à eux plus distinctifs : leurs coupoles élancées et crantées se détachent sur le ciel bleu et constituent la marque d’Orccha.
Le lendemain, nous partons nous promener dans la forêt du Parc National limitrophe. Pour éviter de payer l’entrée un peu chère du parc, nous suivons les bons conseils de deux Suissesses rencontrées au petit déjeuner, à savoir longer la clôture du parc jusqu’à tomber sur un muré éboulé. Hormis les quelques singes et les vaches que nous y croiserons, le parc ne présente pas un intérêt extraordinaire surtout en cette période où la végétation est appauvrie et sèche. Aucun sentier n’étant balisé, nous décidons de rejoindre plus rapidement les abords de la rivière depuis lesquels nous pouvons admirer les palais d’Orchha sous de nouveaux angles.
En revenant dans la ville, nous croisons énormément de familles profitant de cette journée de fête nationale de l’Indépendance pour se baigner dans les eaux étonnamment « propres » de la rivière et lézarder sur les rochers plats. La proximité de Jhansi fait en effet d’Orchha une destination idéale pour une courte sortie. De notre côté, point de baignade mais une paisible balade de part et d’autre de la rivière à la recherche de pont que nous ne trouverons jamais. A la nuit tombée, aucun feu d’artifice ni fête particulière, la ville s’endort calmement.
Date : du 24 au 27 janvier
Publié :
vendredi 29 janvier 2010
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