Pushbar : le lac asséché
Le paysage défile lentement et devient plus montagneux et plus sec. Après 3h de route très chaotique et une montée tortueuse, nous découvrons enfin Pushkar, lovée au milieu des montagnes. A première vue, il y a beaucoup moins de monde que dans les villes traversées jusque là…mais aussi beaucoup plus de « blancs » ! Nous y croisons différents profils d’occidentaux en quête d’un peu de spiritualité : du couple de personnes matures un peu baba cool qui vient tous les ans se ressourcer ici, au tatoué qui se promène sans gêne en débardeur, en passant par de nombreuses jeunes filles qui auront adopté le total look hindou jusqu’au nez percé et à la marque sur le front.
Malgré cette densité de figures familières et les nombreuses échoppes à touristes vendant toutes sortes de souvenirs artisanaux, la ville nous plait car beaucoup moins fourmilière et respirant la sérénité. La guesthouse élue est elle-même un petit paradis : les chambres toutes fraiches et colorées s’ouvrent sur un joli jardin arboré dans lequel il fait bon se poser et discuter.
Sous un soleil réconfortant nous partons découvrir la ville et ses ghats. Mais surprise : le lac est complètement asséché du fait de 5 ans de mauvaises moussons. Un peu déçus nous poursuivrons malgré tout notre promenade autour du lac qui ressemblerait presque à un chantier de stade de foot.
La ville renferme un nombre conséquent de temples de plusieurs aspirations. Nous visitons rapidement l’un des plus fameux, celui de Brahma : globalement les gens en entrant font résonner la clochette puis vont déposer des fleurs et des cristaux blancs (certainement du sel) sur un hôtel où Brahma est représenté.
Nous nous éloignons finalement du centre peuplé et marchons sur un chemin de campagne. Après une petite heure de marche, juste avant de rebrousser chemin, nous croissons deux petits enfants assez intrigués. Le petit garçon et sa petite sœur apeurée nous observeront avec curiosité pendant quelques minutes, sans rien nous dire. Il en sera de même d’un motard qui s’arrêtera juste pour nous regarder. En Inde, il faudra s’habituer au combat de regard amical…
Le lendemain, après un petit-déjeuner prolongé dans le jardin de la guesthouse, nous enfourchons des vélos pour pousser un peu plus loin la découverte de la campagne entamée la veille.
Les vélos sont d’un autre temps (vive les vélibs) ainsi que rapidement le chemin : nous peinons sur des selles pas très confortables à parcourir les 8 km de chemins caillouteux qui nous séparent d’un temple de Shiva. A plusieurs reprises, nous descendrons de nos vélos pour parcourir les petites montées et envisagerons même de faire demi-tour. Mais finalement, au bout d’une route pour le coup étrangement goudronnée, nous arrivons au temple. Heureusement la promenade et les paysages traversés compensent largement l’intérêt de celui-ci : quelques maisons, un temple au sous-sol du quel se battent quelques statues…Très peu d’intérêt. En revanche, les paysages sont beaux : des champs de roses fuchsias, d’autres très verdoyants, des plaines plus sèches avec des cactés et un village retiré
De retour à Pushkar, nous sommes tout à la fois heureux de cette balade sportive et dépaysante, mais aussi de quitter ces vélos si inconfortables !
Publié :
mercredi 13 janvier 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


0 comments:
Enregistrer un commentaire