Canoa Quebrada : un ersazt de Jericoacoara?
Nous atteignons la gare routière de Fortaleza au tout petit matin : à tout juste 4 heures, nous découvrons un grand hall un peu glauque où des passagers attendent déjà leur bus, endormis sur des bancs peu confortables. Nous faisons un tour rapide des guichets pour identifier celui qui nous concerne et son heure d‘ouverture puis rejoignons les autres dormeurs.
Environ une heure plus tard, une petite activité démarre dans la gare routière : les guichets ouvrent les uns après les autres, et les premiers bus s’en vont en direction des villes de l’état. Toujours indécis, nous finissons par prendre des tickets pour Canoa Quebrada.
Après les quelques heures passées à rêver au paradis de la ville promise, la déception est grande à notre arrivée : la rue principale est bordée de boutiques et restaurants touristiques ; rien qui ne rappelle le petit village de pêcheurs promis dans les guides. De plus, un énergumène, persistant à nous proposer mille et une pousadas, ne nous lâche pas et nous fait perdre notre temps.
Au bout d’une petite heure, nous finissons par prendre un hôtel qui nous semble être le meilleur rapport qualité/prix: un petit bungalow blanchi à la chaux, une belle piscine et la terrasse du petit déjeuner qui donne sur la mer. Pour nous réconcilier avec la ville, le gérant nous autorise à prendre le petit déjeuner, qui s’avère fameux avec un très beau buffet complet.
Contre mauvaise fortune bon cœur, nous décidons de rester ici quelques jours pour éliminer un peu notre fatigue et essayer de profiter un peu de la région. Le programme est donc simple : farniente au bord de l’eau suivi de balades sur la promenade en bord de mer. Malheureusement, la plage, sur laquelle des dizaines d’éoliennes ont été posées, n’est pas très large, encombrée de bars à la musique vocivérante et pas bien propre entre les algues peu ragoutantes et les nombreux détritus. Dans un tel décor, nous ne mettons même pas un doigt de pied dans l'eau et en oublions presque d'examiner les drôles de bateaux à fond plat derniers vestiges d'authencité.
Dans la pousada, nous faisons la rencontre deux jeunes belges, rêvant également à un tour du monde. Nous partageons notre expérience du Brésil et écoutons avec amusement leur récit des tiraillements et des projets de scission de leur pays dont nous n’avons eu que peu d’échos.
Depuis la terrasse, le bleu insolent de la mer nous nargue et nous décidons de prendre un peu le large et de nous rendre dans une autre station, plus au Nord : Morro Branco. Malgré les quelques connexions de bus un peu laborieuses, nous ne sommes pas déçus du déplacement : les falaises sont superbes et la large plage de sable blanc déserte. Dans ce cadre magnifique, nous en profitons pour tourner au bord de l’eau le morceau de lipdub pour Marc et Sarah qui se marient début septembre. Une installation astucieuse et quelques répétitions et nous voilà enfin prêts pour jouer les chanteurs amateurs. "I've got a feeling..."
Après quelques plongeons rafraîchissants, nous poursuivons notre balade par une longue marche sur la plage aux pieds des falaises tantôt blanches tantôt ocres jusqu’à des bars où nous déjeunons de poissons. Une petite baignade postprandiale bien agréable dans les rouleaux que de drôles d'embarcations de pécheurs surfent avec dextérité clôture notre escapade.
A peine rentrés à Canoa Quebrada, nous filons diner dans un excellent et copieux restaurant tenu par un Français. Quelques caipirinhas clôturent ainsi en beauté notre escapade au large de Fortaleza.
Date : du 25 au 27 Août
Publié :
vendredi 12 novembre 2010
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