Inde : J’aime / J’aime Pas


Après 5 semaines en Inde, nous ne pouvons afficher un avis complètement tranché sur ce pays et ses habitants. Face à des extrêmes aussi bien géographiques qu’humains nos cœurs n’ont jamais cessé de balancer entre un rejet total et un profond attachement. Certains aspects nous auront tout simplement donné envie de quitter le pays sur le champ et d’autres de s’y éterniser et de poursuivre nos découvertes. L’intégralité des 8 mois n’aurait pas suffi à saisir la complexité de ce pays et de la société qui la régit, mais nous aurait aussi probablement complètement épuisés physiquement et mentalement.

Quant au futur, même si la croissance est forte, que des fortunes semblent se constituer rapidement et une classe moyenne voyageuse émerger,  nous avons du mal à voir comment cette société de plus d’un milliard d’individus arrivera à enrayer la perpétuelle lutte pour la vie qu’endure la très grande majorité.

Ce que nous avons aimé :
* Les rencontres furtives et imprévues avec des inconnus ravis de partagés quelques instants, quelques jours, quelques mots…
* Les visages sévères qui s’éclairent d’un franc sourire à l’échange d’un « Namaste »
* Les moments passés au sein de la famille d’Anand
* Les bazars aux rues étroites, colorées et odorantes
* La cuisine indienne, même si parfois un peu répétitive
* L’observation de traditions ancestrales qui continuent de gérer la vie des indiens
* La douceur du visage des émigrés népalais
* Les régions plus reculées et moins touristiques ; les villes d’eau

Ce que nous n’avons pas aimé :
* Le fog (étrange, non ?!) et le froid pénétrant d’Agra
* Le peu de considération de la population indienne quant à la gestion des détritus
* L’incapacité des hommes à comprendre qu’il vaut mieux laisser sortir les passagers avant de monter dans le metro, le bus ou le train, que de pousser comme des boeufs
* Les toilettes des gares routières qui sont souvent dans des états pitoyables
* Le mauvais traitement que subissent bon nombre d’animaux pour nous « de compagnie »
* La lenteur des transports pour faire des distances ridicules
* L’incertitude permanente quant au prix payé et les tentatives incessantes des indiens de vous rouler
* La manie qu’ont certains enfants de demander « school pen, chocolate, roupies… », comme par jeu ou habitude, sans réelle raison de mendier

Est-ce que nous y vivrions ?
NON, parce que :
* Les coutumes sont trop différentes des nôtres, surtout pour les femmes.
* La saleté et la pollution rendent les villes invivables
* Le concept de "profiter de la vie" n'y est pas facilement applicable
* Les occidentaux sont vraiment vu comme des porte-monnaies ambulants, ce qui engendre une certaine paranoia

 Est-ce que nous y reviendrons ?
OUI pour
* Rendre visite à la famille d’Anand et profiter de Darjeeling à un meilleur moment de l’année
* Visiter le Sud du pays dont on nous a fait tant d’éloges
* Voir comment ce pays va évoluer dans les prochaines années, socialement, technologiquement et écologiquement

Date: du 3 janvier au 8 février

2 comments:

Anonyme a dit…

Bonjour,

Votre Blog est très intéressant.
Je pense que vous voulez dire "lenteur" et non "longeur" à la rubrique "Ce que nous n'avons pas aimé".

"La longueur des transports pour faire des distances ridicules"

Quentin a dit…

Merci pour votre commentaire!
la petite faute a été corrigée...

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