Delhi 1: la malédiction du fog
Serait-ce un coup du sort ou l’épais brouillard californien que nous avions rencontré cet été nous aurait-il suivi jusqu’au sous-continent indien ?
A notre arrivée sur le tarmac de l’aéroport, un épais brouillard s’est emparé de la capitale, la revêtant d’un habit gris et d’un léger crachin. L’accompagnant, des températures un peu frisquettes pour la saison : près de 6 degrés de moins que les normales saisonnières ! Aucun de nous d’eux n’aurait pensé sortir les polaires et coupe-vent avant notre étape népalaise…C’est donc sous des hospices difficiles que s’annonce Delhi.
1ère étape : rejoindre notre hôtel en taxi. Il s’agit de notre première expérience de conduite à l’indienne avec pour seule règle l’utilisation permanente du klaxon. Notre chauffeur de taxi nous explique qu’ici en Inde, c’est « me first». En effet, les conducteurs sans pitié n’hésitent pas à créer de manière spontanée de nouvelles voies, à se lancer dans les carrefours et emprunter la voie opposée, pour se faufiler en premier. Un camion renversé sur le bas côté nous apprend que malheureusement, ça ne marche pas à tous les coups !
Essayant de faire abstraction de la conduite quelque peu sportive de notre chauffeur, nous découvrons les premières images de Delhi : un chantier à ciel ouvert ! Des kilomètres de travaux jalonnent la route vers le centre, certains abritant des indiens sans logis. Le retentissement incessant des klaxons ne fait qu’amplifier cette impression de capharnaüm géant.
Notre guesthouse se trouve quant à elle dans une zone plus paisible, à l’ouest de Connaught Place, avec de petites rues bordées de maisons, jardins…Le quartier semble agréable, propre, bref riche.
Malgré la fatigue et la pluie, nous décidons de tenter une première sortie en centre ville : direction Connaught Place, en métro. Les colonnades hébergeant des magasins chics et occidentalisant succèdent aux bazars de plein air. Notre première photo publique se solde par l’approche d’un jeune qui essaiera tant bien que mal de nous conduire à un supposé office de tourisme. Sans nous laisser démontés, nous en profitons pour récupérer une carte de la ville et nous séparer de cet étudiant en anglais, baragouinant quelques mots de français pour être « friendly »…Pas folles les guêpes !
Notre premier diner est assez réussi : nous dégustons quelques spécialités juste bien épicées de tali et byriani.
En rejoignant notre hôtel, nous découvrons l’Odéon, cinéma dans lequel se jouent « 3 idiots » la comédie indienne à la mode et « Avatars »…en 3D, s’il vous plait ! Ce sera peut-être pour un autre soir…
Publié :
lundi 4 janvier 2010
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